



J'ai mis les pieds sur le sol d' Ethiopie, berceau de l'Humanité, à Addis-Abeba sa Capitale avec beaucoup d'émotion. Un taxi m'attendait et sur la route, mon regard se portait sur tout ce qui m'entourait. Un paysage complètement différent s'ouvrait devant moi. J'avais l'impression d'être dans un autre monde, voire même dans un autre temps, peut-être celui de mes aïeux très lointains. Il était très tôt le matin, les rues grouillaient déjà de monde, la circulation était intense. Beaucoup de regards curieux se posaient sur moi, quelques Ethiopiens, surtout les enfants, me faisaient signe de la main et j'en faisais tout autant.
En bord de route, des marchands étaient déjà
assis devant leurs marchandises
composées de toutes sortes de légumes frais, lesquels sont souvent posés sur des sacs estampillés "US AID", ou dans des petits seaux ou sur des pierres,
le tout à même le sol, et chacun se trouvant côte à côte sur plusieurs centaines de mètres.
Apparaîssent de temps en temps de petits troupeaux de moutons ou de chèvres, leurs maîtres assis sur le sol ou sur un
petit tabouret, attendant des clients potentiels.

De nombreux petits magasins de
proximité
jonchent les rues. Il n'y a pas
de
supermarchés,
par contre les marchés
sont quotidiens
et très nombreux.
A Addis-Abeba il y a le plus grand marché de l'Afrique, LE MERCATO, je n'ai pas pu prendre de photos, ce sera pour la prochaine fois. C'est un marché d'une immensité incroyable, une journée ne suffit pas pour en faire le tour. On y trouve de tout : légumes, vêtements, bijoux, souvenirs etc.. et bien sûr le sourire de chacun, mais il y a beaucoup de pickpockets, il est donc prudent de faire attention, de s'habiller simplement et de ne pas exposer sur soi ses propres bijoux.
Près des stands, j 'ai voulu m'amuser un peu, faire une petite farce à un jeune adolescent assis par terre en train de lire un petit journal, son copain se tenait tout près. En passant devant lui, je le lui ai pris des mains avec un "hop" et un deuxième "hop" en le lui redonnant aussitôt. Surpris, il est resté bouche bée mais devant mon air enjoué, tous les deux ont éclaté de rire avec bon coeur.
Les transports en commun sont très bien organisés, beaucoup de bus et de mini-bus circulent et se suivent l'un derrière l'autre. Il est vrai que malgré une circulation abondante, encore beaucoup de personnes ne possèdent pas de voiture personnelle, malgré une évolution en très peu d'années. Ce qui étonne, au premier abord, c'est la pollution importante provenant des pots d'échappement, mais à la longue on s'y habitue, enfin par obligation je pense.

Les taxis, très nombreux, de marque "lada" datant de pas mal d'années, sont reconnus par leur couleur bleue. Je vous présente Yassou, chauffeur de taxi. Certaines familles passent des contrats avec eux pour emmener leurs enfants à l'école. Les enfants qui ont la chance de pouvoir aller à l'école éthiopienne, beaucoup d'entre eux ne suivent pas une éducation scolaire, apprennent systématiquement l'anglais.
Voici l'entrée et la cour de l'école maternelle Franco-Ethiopienne à Addis-Abeba

Dans la ville on entend beaucoup de petits coups de klaxons permettant d'éviter des accrochages tant la circulation est dense, ou pour avertir un pieton étourdi traversant la route sans regarder, ou, ce qui est assez surprenant, pour faire stopper un animal voulant couper devant les voitures, le tout se faisant sans énervement et avec un fair-play incroyable.
Les routes principales sont goudronnées mais les rues annexes ne sont souvent que terre et cailloux.
Addis Abeba est une ville très vallonnée et descendre les ruelles à pied n'est guère facile, encore plus difficile avec la boue après une bonne averse. A moins d'être Ethiopien, il est préférable de marcher en regardant le sol pour éviter les chutes, surtout aux endroits les plus caillouteux.
Dans le centre ville, il y a de très beaux quartiers, de grandes avenues et il n'est pas rare de voir des ânes marcher sur la chaussée à la queue leu leu !!! Dans le mauvais sens...!
Il m'arrivait parfois de me demander où se trouvait leur maître, mais après tout, peut-être connaissent-ils leur destination et quelle route empruntée !!!
Chaque automobiliste fait très attention, c'est une habitude quotidienne.
Lorsque l'on voit cette scène pour la première fois, c'est assez amusant!
Des balayeuses Ethiopiennes affublées souvent de bleus de travail, sur la tête un grand chapeau de paille, balaient les rues d'Addis-Abeba, tâche très pénible surtout pendant la saison des pluies. Après leur travail, elles sont contentes de rentrer chez elles, de pouvoir se faire belle à nouveau et oublier pendant un petit laps de temps leur dur labeur, en essayant de ne pas trop penser au lendemain.
Beaucoup de nouveaux bâtiments s'élèvent. Les travaux de réfection des chaussées sont très importants. C'est une bonne chose, cela a permis la création d'environ 80000 emplois grâce aux investisseurs étrangers locaux. Les Ethiopiens sont des gens très hardus à la tâche et la qualité du travail s'y retrouve.


Je suis allée sur le chantier de construction
d'un particulier. A mon
grand étonnement,
le mur de clôture est érigé avant la batisse à
une hauteur de plusieurs mètres, celui-ci
souvent réhaussé avec du
fil de barbelé, le
tout pour éviter les intrusions. L'ouverture
est composée d'un grand portail souvent
aussi haut que le mur.
Les plus démunis mettent des tôles
ondulées, parfois rien.
Mais quel ne fut pas mon étonnement de voir des femmes Ethiopiennes travaillant comme
manoeuvres, porter des parpaings ou des sacs de cailloux sur leurs épaules, faire le ciment
avec la pelle, ensuite
le mettre dans des seaux et le porter aux ouvriers travaillant sur le mur.
Certaines femmes portent parfois des tongs, des robes ou des jupes longues,
ce qui ne les empêche pas d'être très lestes et rapides dans ce qu'elles font.
Beaucoup de maisons sont faites d'un treillis en bois recouvert de terre et de paille mélangées.